5 idées reçues sur la vente d'une entreprise (et ce qu'il en est vraiment)

On les entend souvent, ces phrases qu'un propriétaire se dit à lui-même pour ne pas avoir à explorer la vente de son entreprise. Le problème, c'est que la plupart reposent sur des idées dépassées, ou carrément fausses. En voici cinq, avec ce qu'il en est vraiment.

Mythe n° 1 : « Mon entreprise est trop petite pour intéresser un acheteur » C'est probablement le mythe le plus répandu et le plus faux. Près des deux tiers des transferts d'entreprise recensés au Québec entre 2015 et 2023 concernaient des entreprises de 1 à 9 employés. Les petites entreprises rentables, bien gérées et avec une clientèle fidèle intéressent autant, sinon plus, que les grandes : elles sont souvent plus faciles à financer, à comprendre et à intégrer pour un repreneur.

Mythe n° 2 : « Il faut être en difficulté pour vendre » En réalité, c'est l'inverse : les meilleures transactions se négocient à partir d'une position de force, pas de nécessité. Une entreprise qui vend parce qu'elle performe bien, et non parce qu'elle cherche une sortie de secours, obtient généralement de meilleures conditions, un meilleur prix et plus de flexibilité dans la structure de la transaction.

Mythe n° 3 : « Je vais perdre le contrôle du jour au lendemain » La plupart des transactions prévoient une période de transition, parfois de quelques mois, parfois de plus d'un an, durant laquelle le vendeur reste impliqué. Il existe même des mécanismes, comme l'earn-out, qui permettent d'étaler la transition — et une partie du prix de vente — dans le temps, selon des conditions négociées d'avance.

Mythe n° 4 : « Le processus prend des années » Un processus bien structuré, avec des états financiers propres et une préparation adéquate en amont, se déroule généralement sur plusieurs mois — pas des années. Ce qui prend du temps, ce n'est pas la transaction elle-même, mais l'absence de préparation : un dossier incomplet ou des chiffres difficiles à expliquer ralentissent tout, alors qu'un dossier bien monté accélère considérablement les choses.

Mythe n° 5 : « Je n'ai personne pour reprendre, donc je ne peux pas vendre » Le repreneur n'a pas besoin d'être déjà identifié pour commencer le processus — c'est même rarement le cas au départ. Entre les acheteurs stratégiques, les groupes d'investissement, les entrepreneurs en recherche d'acquisition et les employés-clés qui pourraient être intéressés une fois la porte ouverte, le bassin de repreneurs potentiels est souvent plus large que ce qu'un propriétaire imagine seul, surtout avec un accompagnement qui sait où chercher.

Le point commun entre ces cinq mythes? Ils empêchent surtout d'avoir l'heure juste sur sa propre situation. Et l'heure juste, contrairement à ce qu'on pense souvent, ne coûte rien à obtenir : ni engagement, ni obligation de vendre quoi que ce soit.

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